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Le pouvoir de la bénidiction de Gregg Braden

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Le pouvoir de la bénidiction de Gregg Braden

Message  natou le Sam 16 Aoû - 10:39

PRIÈRE, BÉNÉDICTION ET DÉLIVRANCE


par GREGG BRADEN

Il est logique de trouver un moyen de transformer tout ce qui nous a blessé en une nouvelle expérience qui nous est bénéfique. Nous pouvons y arriver en reconnaissant cette blessure, et en lui permettant de se déplacer à travers le corps. C'est ici que l'acte de bénir pénètre dans le processus de guérison.

La bénédiction définie
On peut définir la bénédiction comme une qualité de pensée/sentiment/émotion qui nous permet de redéfinir notre perception de quelque chose qui nous blesse maintenant ou qui nous a blessés par le passé. Autrement dit, la bénédiction est le "lubrifiant" qui libère nos émotions douloureuses, en nous ouvrant à une plus grande guérison, plutôt que d'emprisonner nos émotions dans notre corps sans les résoudre. Pour lubrifier nos émotions, nous devons reconnaître (bénir) tous les aspects de ces choses blessantes: comme ceux qui souffrent, la cause de la souffrance, et ceux qui sont témoins du résultat.
À ce point de toute discussion sur la nature de la bénédiction, je considère qu'il est important d'être très clair par rapport à ce qu'elle n'est pas. Lorsque nous bénissons quelqu'un qui nous a blessé, il est clair que nous ne suggérons pas que ce qui est arrivé est bien, ou que nous aimerions que cela arrive de nouveau. Lorsque nous bénissons, nous ne pardonnons pas, ni ne faisons des excuses pour toute atrocité ou tout acte ayant causé de la souffrance. Il ne s'agit pas d'approuver un événement douloureux, ou de suggérer qu'à aucun moment nous ne choisirions de l'expérimenter de nouveau.

Le fruit de la bénédiction, c'est de nous libérer de nos expériences douloureuses. Par la bénédiction, nous reconnaissons l'existence de ces événements, quels qu'ils aient pu être. Ce faisant, nos sentiments au sujet de ces expériences passent à travers notre corps au lieu d'y demeurer emprisonnés. Ainsi, la bénédiction est la clef pour atteindre le Champ de Rumi, au-delà du bien et du mal. La bénédiction est la clef pour accéder à l'espace "entre". Elle suspend temporairement notre souffrance, assez longtemps pour que nous puissions la remplacer par un autre sentiment.

Par l'acte de la bénédiction, vous vous attribuez le pouvoir de libérer les souffrances les plus profondes de la vie et les sentiments non résolus. La bénédiction le fait sans devoir retrouver la trace originelle de ces sentiments, de les revivre encore une fois, d'aller de nouveau au fond des choses, et de s'embarquer dans la recherche interminable de ce qui a causé l'événement. Alors que chacune de ces solutions peut fonctionner, à un certain degré et pour certaines personnes, sans autre habileté que celle que vous possédez déjà en vous-même, le simple geste de bénir vous donne le pouvoir de transformer votre vie. Et ce, très rapidement! Quand nous pouvons assumer nos choix et offrir nos prières dans un endroit où règne la force et la clarté, plutôt que dans la faiblesse de la rage et de la souffrance, quelque chose de merveilleux commence à se produire.

Ce concept vous semble-t-il trop simple pour être vrai? Nous pouvons choisir de donner à cet outil puissant une grande simplicité ou une grande complexité. La raison de l'efficacité de la bénédiction est facile à comprendre. Nous ne pouvons juger quelque chose en même temps que nous le bénissons. Notre cerveau ne nous permet pas d'accomplir les deux actions en même temps.
Je vous invite à faire l'essai du processus de la bénédiction en suivant les instructions qui suivent dans les pages suivantes. Pensez à une personne, un endroit, ou une expérience qui vous a blessé par le passé, puis appliquez le processus. Vous serez peut-être surpris par le pouvoir, l'efficacité, et la simplicité du secret ancien de la bénédiction.

Avant de pouvoir bénir ...
Mais avant de procéder à une bénédiction, vous devez satisfaire à une condition préalable. Pour vous préparer à accepter la bénédiction dans votre vie, il vous faut d'abord répondre honnêtement à une seule question. Il n'est pas obligatoire que ce soit de façon formelle ou devant une autre personne, à moins que vous ne vous sentiez plus confortable ainsi. Cette question vous regarde seul, et elle vous aidera à encore mieux connaître votre conditionnement face au "bien" et au "mal" dans votre vie.
La question est celle-ci: suis-je prêt à dépasser une réaction "viscérale", ou une ancienne croyance qui me dit que "quelqu'un doit payer", ou "je dois me venger pour réparer le mal?" En d'autres termes, êtes-vous prêt à aller au-delà de ce type de pensée qui vous justifie de blesser quelqu'un parce qu'il vous a fait souffrir?

Si vous répondez oui à cette question, alors la bénédiction est pour vous, et vous aimerez les résultats dont vous ferez l'expérience! Si votre réponse est non, alors votre voie consiste à découvrir pourquoi vous choisissez de conserver une croyance qui vous tient enfermé dans la blessure qui mène à la souffrance que vous essayez de guérir.

Dans la tradition de la bénédiction, il n'y a évidemment aucune réponse qui soit bonne ou mauvaise. Ces questions sont simplement destinées à vous aider à tirer au clair où vous en êtes dans vos processus de pensée, et ce que vous espérez réussir par vos croyances.

L'ancienne clef
Alors qu'il peut sembler que l'acte de la bénédiction s'oppose directement aux croyances de certaines traditions, il se modèle aussi intimement aux enseignements de certains des plus grands maîtres spirituels du passé. Je présente cela ici parce que j'ai personnellement découvert que cet acte détient la clef des plus profondes guérisons, pour le plus grand nombre de personnes, dans le plus court laps de temps.

Les écrits occidentaux spirituels qui préservaient une grande partie de cette sagesse de la bénédiction, ont été soient modifiés, ou dans certains cas, totalement supprimés. Aujourd'hui, nous sommes confinés à glaner des techniques anciennes conservées dans les livres bibliques "égarés" qu'on a retrouvés au milieu du 20ème siècle. Fait intéressant, l'une des meilleures descriptions du pouvoir acquis en ne portant pas de jugement est aussi parmi les plus controversées : l'Évangile de saint Thomas, qu'on a découvert comme faisant partie de la bibliothèque de Nag Hammadi.

Le point crucial de cette portion des évangiles est un compte rendu de choses que Jésus a dites à ses proches durant sa vie. C'est dans ces écrits que nous trouvons le rapport d'une conversation qu'il a eue avec ses disciples, au sujet des secrets de la vie, de la mort, et de l'immortalité. En réponse à une question au sujet de ce que nous pouvons attendre avec impatience concernant notre éventuel destin, Jésus a commencé par présenter des clefs sur ce qu'il nomme les "arbres" de notre existence, attributs de la vie constants et durables. "Quiconque en acquiert la connaissance [des arbres] ne fera pas l'expérience de la mort", suggère-t-il. L'une de ces clefs, c'est l'habileté de refuser de juger.
Avec l'élégance familière que nous trouvons souvent dans la véritable sagesse, Jésus décrit l'état de la conscience neutre, en expliquant à ses disciples ce qu'ils doivent faire pour entrer dans ce lieu d'immortalité qu'il appelle "le Royaume".

"Lorsque tu uniras les deux, commence-t-il, et quand tu rendras l'intérieur semblable à l'extérieur et l'extérieur semblable à l'intérieur, et ce qui est au-dessus à ce qui est en dessous, et lorsque tu uniras le mâle et la femelle... alors tu entreras dans le Royaume de mon Père." Très rapidement, nous avons une idée du sens de ses propos.

C'est seulement quand nous pouvons voir au-delà des différences que nous jugeons - c'est-à-dire, quand nous faisons disparaître les polarités qui ont séparé les choses par le passé -, que nous créons pour nous-mêmes l'état d'être où "nous ne ferons pas l'expérience de la mort". Quand nous pouvons dépasser l'idée du bien et du mal, du bon et du mauvais dans tout ce que la vie nous montre, c'est alors que nous découvrons que notre plus grand pouvoir est de dépasser les choses qui nous ont blessés. Même si notre esprit sait que ces choses peuvent exister à un certain niveau, c'est le sentiment dans votre cœur qui parle au Champ de l'Esprit de Dieu... et qui crée.

À la fois enseignant et guérisseur, c'est ainsi que Jésus nous a enseigné comment transcender nos blessures par la sagesse de nos cœurs. Bien que d'autres enseignements suggèrent de semblables techniques, celles décrites par Jésus sont peut-être les plus claires et les plus concises. Il se peut que cette clarté et cette concision soient dues à son apprentissage des autres traditions spirituelles. Alors que saint Thomas nous offre l'essence des enseignements de Jésus, en lisant les traductions de son Évangile, nous finissons par avoir l'impression de lire la version condensée du Reader's Digest d'idées qui auraient pu être beaucoup plus développées.

Ce qui suit est une explication élaborée du mode de fonctionnement du processus de la bénédiction de Jésus, en tant que composante de ses enseignements, de même qu'un certain nombre d'autres sortes de bénédictions, en supplément.

Les instructions
Dans les traductions occidentales de la Bible, on nous dit simplement de "bénir", sans nous fournir beaucoup de suggestions sur la façon de le faire, ni de raisons expliquant l'efficacité de cette pratique. Les références les plus connues, sont peut-être les passages familiers où Jésus décrit à ses disciples les qualités spirituelles qui les serviront le mieux dans ce monde et dans l'autre. "Bénissez ceux qui vous maudissent, et priez pour ceux qui se servent de vous". Aussi étranges que puissent résonner ces paroles dans le monde d'aujourd'hui, où il est facile de confondre la justice avec le fait de "se venger", je peux seulement imaginer à quel point cette façon de penser pouvait être étrangère il y a 2000 ans!

Dans les traductions modifiées, nous continuons à voir ce thème à divers degrés dans les enseignements de Jésus. Dans les livres bibliques des Romains, par exemple, les instructions concernant notre façon de réagir au harcèlement ne laissent que peu de doute dans notre esprit quant à l'intention du message. "Bénissez ceux qui vous persécutent; bénissez-les et ne les maudissez pas".
Même si plusieurs des enseignements de Jésus sur le sujet de la bénédiction étaient présentés pour traiter les attaques personnelles, verbales ou physiques, l'idée de bénédiction s'étend aussi à la douleur que nous ressentons lorsque nous savons que d'autres sont blessés.

Lorsque nous faisons l'expérience de quelque chose qui nous blesse, la douleur émotionnelle peut apparaître à trois endroits. Alors que certains d'entre eux sont évidemment plus faciles à traiter que d'autres, il est nécessaire de reconnaître les trois pour que la bénédiction soit efficace. C'est le pouvoir de la bénédiction: elle nous élève au-delà de l'ancien piège de la rectitude et de la fausseté de l'événement.

"Pourquoi, demandez-vous, voudrais-je jamais bénir ce qui m'a fait souffrir?" C'est une très bonne question, que j'ai posée, il y a plusieurs années, quand j'ai moi-même découvert le pouvoir de la bénédiction. La réponse est claire et même plus simple qu'elle ne le paraît. Pour traiter les souffrances de la vie, nous avons deux choix. Soit que nous les masquions et les enfouissions, et leur permettions de nous dérober ce que nous chérissons le plus, jusqu'à ce que ces souffrances finissent par nous détruire, ou alors nous pouvons accepter la guérison qui provient de l'acceptation des souffrances de la vie, et continuer d'avancer dans une vie saine et énergique. Je crois personnellement que c'est l'intention de l'affirmation trouvée dans l'Évangile de saint Thomas, qui se lit: "Si vous permettez à ce que vous avez en vous de s'exprimer, vous serez sauvé. Si vous ne le faites pas, cela vous détruira".
Des paroles de saint François expriment parfaitement ce défi - en même temps que la récompense -, dont on peut faire l'expérience en intégrant ce principe dans notre vie. Parlant de sa propre vie, il dit: "Il est facile d'aimer Dieu dans tout ce qui est magnifique. Mais les leçons d'un savoir bien plus profond m'ont appris à appréhender Dieu dans toutes choses". Cela signifie les mauvaises expériences aussi bien que les magnifiques. Le choix nous appartient. Si nous choisissons la guérison, la bénédiction est le chemin pour y parvenir.

Au cours de notre vie, quand nous choisissons de bénir, il existe généralement trois aspects ou groupes de personnes, dans chaque situation, qui demandent à être bénis. Même s'il y a toujours des exceptions, plus souvent que non, nous devons bénir ceux qui souffrent, la cause de leur souffrance, et ceux qui en sont témoins et sont laissés derrière. Je décrirai maintenant brièvement chacune de ces catégories.

Bénir ceux qui souffrent. Le premier endroit où diriger nos bénédictions, c'est vers la souffrance évidente de ceux qui sont blessés. Dans certains cas, comme pour les tragédies du 11 septembre et de Beslan, il peut exister une distance, entre nous et ceux qui souffrent d'une perte, d'une ampleur inimaginable. En d'autres circonstances, comme une promesse brisée ou la confiance trahie par un être aimé, la souffrance peut frapper à notre propre porte, et nous sommes alors ceux qui souffrent. Dans tous les cas, c'est probablement la partie la plus facile du processus de bénédiction, de bénir ceux qui sont l'objet de la souffrance.

Bénir ce qui cause la souffrance. Pour de nombreuses personnes, c'est ici l'aspect le plus difficile. Mais pour d'autres, bénir les gens ou les choses qui infligent la souffrance, qui nous font du mal, et nous retirent des parties de nous-mêmes que nous chérissons le plus, se modèle tellement avec les traditions dans lesquelles nous avons grandi, que nous découvrons qu'il s'agit presque d'une seconde nature.

C'est ici que le pouvoir de la bénédiction devient très réel dans notre vie. Quand nous pouvons trouver en nous-mêmes ce pouvoir de bénir les gens et les choses qui nous blessent, nous renaissons. Il faut qu'une personne soit forte pour s'élever au-dessus du bien et du mal reliés aux événements et affirmer: "Aujourd'hui, je suis plus que la souffrance de mon passé".

J'ai rencontré des gens qui m'ont dit: "Je ferai cette bénédiction une seule fois, quand personne ne me verra, parce que mes amis ne comprendraient jamais cette façon de penser. Et si je n'aime pas ce qui arrive", continuent-ils, "je recommencerai simplement à ressentir la haine et la jalousie qui ont fonctionné pour moi par le passé".

Je réponds: "Fantastique! Une seule fois, c'est tout ce qu'il faut!" J'ai confiance en ma réponse pour une seule raison. Dès le moment - l'instant - où nous ouvrons la porte à une plus grande possibilité de bénédiction dans notre vie, nous subissons une transformation intérieure. C'est un changement. Lorsque nous nous transformons ainsi, nous ne sommes plus jamais capables de retourner en arrière ... pour quelle raison le voudrions-nous? Pourquoi choisirions-nous les sentiments qui nous blessent à long terme si nous pouvons plutôt ressentir les sentiments qui nous guérissent?

Que vous essayiez une fois et reculiez - ou non -, il est important de vous préoccuper de tous les aspects de l'expérience pour que la bénédiction soit efficace, incluant celui de bénir les gens, les endroits et les choses que vous détestez le plus et contre lesquels vous éprouvez le plus de colère.
Bénir ceux qui sont témoins de la souffrance. C'est la partie de la bénédiction qu'il est si facile de négliger. En plus de la relation entre ceux qui souffrent et ceux qui causent la souffrance, il y a ceux qui doivent donner un sens à ce qui reste. C'est nous! Nous qui sommes laissés derrière devons accepter le meurtre de civils et d'innocents enfants en temps de guerre, la brutalité contre les femmes dans de nombreuses sociétés, et les séquelles des relations manquées et des foyers brisés.

Alors qu'il est facile de nous oublier en présence de la souffrance d'un autre, c'est aussi notre réaction - nos sentiments subsistant après le coup -, qui forme le message que nous faisons parvenir à l'Esprit de Dieu à la suite de toute tragédie. En fin de compte, c'est la façon dont nous nous sentons comme individus, aussi bien que collectivement, qui remplit le vide de la conscience après toute tragédie, à n'importe quelle échelle, qu'elle soit familiale ou mondiale. Bénissez-nous en notre qualité de témoins!

Le modèle de bénédiction
La clef pour recevoir le cadeau de la bénédiction est qu'elle doit être offerte. D'abord, trouvez un endroit intime, où personne ne vous entendra. Puis commencez simplement en affirmant ce qui suit à haute voix:

"Je bénis ( ... ) (placez ici le nom de celui qui souffre ou qui a souffert)".
"Je bénis ( ... ) (placez ici le nom (les noms) de ceux ou de ce qui a infligé la souffrance. Il est utile d'être le plus spécifique possible.)"
"Je me bénis dans l'acte de témoignage."

Continuez à bénir!
Mon expérience à me servir des modèles de bénédiction précédents m'a appris qu'il faut parfois une ou deux fois avant que cela fonctionne réellement. La raison de ceci n'est pas surprenante. Pour survivre dans ce monde, nous avons tous appris à verrouiller habilement nos souffrances en nous-mêmes. Parfois nous travaillons tellement bien pour masquer ce que nous ressentons au cours d'une expérience, que nous oublions même où nous avons caché nos sentiments. Ne soyez pas déçu s'il vous semble que votre bénédiction ne fonctionne pas les premières fois que vous l'utilisez. Il vous faudra peut-être deux ou trois répétitions pour pénétrer la coquille que vous vous êtes fabriquée pour vous protéger.

Donc, continuez de bénir. Prononcez votre bénédiction à haute voix. Puis répétez-la. Et continuez à la répéter. Servez-vous des noms des organismes, des gens, et des dates chaque fois que vous identifiez ceux qui ont causé la douleur que vous bénissez. Plus vous donnez de détails, plus vous créez un accès évident pour le souvenir corporel de la blessure. Répétez votre bénédiction jusqu'à ce que vous sentiez une chaleur dans votre corps qui s'étend à l'extérieur du creux de votre estomac. Alors que vous continuez à bénir, la chaleur s'élèvera et se répandra à travers votre corps.

Ne soyez pas surpris si des larmes vous montent aux yeux ou si vous êtes secoués d'énormes sanglots. C'est ainsi que la bénédiction libère notre souffrance et nous permet de la déplacer à travers nous. Quand nous pouvons sentir que la bénédiction est complète, nous pouvons percevoir le monde différemment. Même si la raison de notre blessure existe toujours, nous avons modifié notre sentiment au sujet de la blessure. C'est le pouvoir de la bénédiction. Il se peut aussi que les mots vous manquent - vous devez en faire vous-même l'expérience pour le comprendre.

Je connais des gens qui ont découvert le pouvoir de la bénédiction et qui, maintenant, bénissent tout ce qu'ils voient! Des cadavres d'animaux écrasés qui ne font que "dormir" sur le côté de la route, aux manchettes qui attirent notre attention sur l'écran de télévision, ils offrent une bénédiction à voix basse plusieurs fois par jour. Quand ces gens m'accompagnent en voiture et voient passer une ambulance qui entre à l'hôpital ou qui en ressort, ou même quelqu'un qui conduit imprudemment sur une route étroite de montagne dans une zone où il est interdit de dépasser, leurs bénédictions se font tout à fait naturellement. C'est aussi automatique que de dire "à vos souhaits", lorsque quelqu'un éternue. Ne soyez pas surpris si vous découvrez que des "actes de bénédiction effectués au hasard" commencent aussi à apparaître spontanément dans votre vie!

Dans la partie précédente de cet ouvrage, j'ai demandé comment il était possible de faire des prières positives quand nous vivons toujours des expériences négatives comme la souffrance, la colère, la haine, et le désir de vengeance. L'un des secrets de la sagesse des traditions, c'est que nos prières sont plus efficaces quand nous nous préparons comme étant des êtres entiers - esprit, corps, et âme - pour entrer dans une conversation sacrée avec l'Esprit de Dieu. Si le Champ nous reflète ce que nous sommes devenus, alors quand nous prions pour guérir notre souffrance, il devient plus important que jamais de nous retrouver dans ce que les Amérindiens nomment "un bon endroit".

Le cadeau ancien de la bénédiction nous ouvre la voie pour prier dans un endroit rempli de force et de clarté, plus que de faiblesse et d'incertitude...

Bénédiction dans la perte
... Quand on a accompli ce geste de bénédiction, ce qui arrive, ce n'est pas que le monde change; c'est simplement nous qui changeons! Dans notre volonté de reconnaître et de libérer tout ce qui nous a blessés, le monde semble différent et nous devenons des êtres plus forts et plus sains...
Quand se détourner n'est pas suffisant

... Récemment, j'ai eu l'occasion de mettre le pouvoir de la bénédiction à l'épreuve devant l'un des actes les plus dérangeants et les plus horrifiants que j'ai vécus au cours de ma vie adulte. Tout comme pour d'autres événements passés, c'est la clef qui m'a permis de conserver ma foi dans le monde et m'a donné la force de faire le voeu que, lorsque je quitterais ce monde, ce serait pour un meilleur endroit que celui dans lequel nous vivons aujourd'hui.

J'ai senti tous les muscles de mon corps se contracter devant ce que je venais d'entendre. Un civil américain qui travaillait en Irak venait tout juste d'être exécuté - décapité - et jeté sur le côté d'une route sans recevoir aucune marque de dignité ou de respect qu'on accorde à la vie humaine n'importe où dans le monde. J'étais en Europe en tournée de promotion d'un livre quand CNN International a rapporté le meurtre brutal...

L'une des leçons que j'ai apprises de ces exécutions brutales en Irak, aussi bien que des images qui documentent la guerre dans n'importe quelle période de l'Histoire, c'est qu'il est impossible de vraiment "comprendre" - dans le sens que donne le dictionnaire à ce mot -, la souffrance et la perte délibérées de la vie. Des personnes aimantes et rationnelles ne sont même pas capables d'essayer de trouver une logique aux atrocités qui accompagnent de tels actes de guerre. Pour y arriver, il nous faudrait nous mettre à la place de ceux qui font partie de la bataille, et penser comme eux. En même temps, ces événements font maintenant partie de notre univers. Ils sont une réalité qui s'est vraiment déroulée.

Quand j'ai demandé aux personnes dans l'auditoire de me dire lesquelles avaient modifié leur habitude de regarder les diffusions de nouvelles, le spectacle des mains levées décrivait tout. Dans chaque auditoire, sans exception, de plus en plus de gens affirment qu'ils regardent moins les nouvelles, ou ont cessé tout à fait de les regarder. En réponse à ma question suivante, où je leur demande pourquoi, ils disent que c'est tout simplement trop déprimant et trop douloureux. Ils ne veulent plus qu'eux-mêmes et leurs familles soient bombardés d'images de cruauté et de souffrance, et ils ont l'impression qu'ils ne peuvent rien faire pour changer les choses.

Même si nous pouvons bénéficier d'un sursis temporaire en évitant l'attaque quotidienne des mises à jour du réseau au sujet de la terreur, cet évitement est de courte durée. Croyez-moi, j'ai essayé! J'ai découvert que, même s'il était très facile de me plonger dans la routine quotidienne de la vie rurale dans une petite communauté, la réalité nous rattrape tous d'une manière ou d'une autre. Les événements mondiaux continuent à se dérouler. Il arrive un moment où les "grosses" nouvelles nous parviennent sous forme de: "As-tu entendu parler.. ?" Par le bouche à oreille, un article de magazine, ou un titre de journal, nous faisons soudainement face aux situations que nous avions espéré éviter.
Lorsque nous nous retrouvons dans de telles situations, que pouvons-nous faire? Simplement fermer les yeux n'est pas la réponse. Même si nous ne pouvons peut-être pas changer ce que la vie nous a montré, nous devons trouver à quoi cela correspond, afin de pouvoir continuer notre vie.

Que nous ressentions la souffrance du monde ou la douleur d'avoir perdu les petites choses que nous chérissons dans la vie, le pouvoir de la bénédiction fonctionne de la même façon. Mes plus grandes expériences de bénédiction me sont arrivées au moment où j'ai vécu des pertes. À partir de la mort soudaine de mon père et de notre relation irrésolue, en passant par la fin de deux mariages jusqu'à ma confiance trahie par des êtres qui m'étaient chers, je possède la conviction nécessaire pour partager ce processus de bénédiction, car je sais qu'il est efficace.

Je prie pour qu'il vous aide, vous aussi, et qu'il devienne votre ami quand vous en aurez besoin.

Gregg Braden

Extraits de son livre "Secrets de l'art perdu de la prière", p. 100 à 129
Éditions AdA, 2007


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